

EN FÉVRIER QUE S’EST-IL PASSÉ ?
Adolescente, Julianna rêvait de devenir coiffeuse. Cependant, après l’obtention de son certificat d’études, sa grand-mère, femme de caractère et de conviction, l’oriente vers un métier jugé plus sûr : la couture. Julianna suivra ce conseil avec sérieux et talent, développant un véritable don pour ce métier manuel qu’elle exercera toujours avec passion.
Jeune femme, elle rencontre son premier mari, un ami proche de son frère. De cette union naît un fils Tamaze. Malheureusement, cette période de bonheur est brutalement interrompue par le décès de son époux pendant la seconde guerre mondiale, une épreuve marquante dans sa vie.
Plus tard, le destin met sur sa route Jean, pour qui elle éprouve un véritable coup de foudre. Leur rencontre a lieu dans un magasin de meubles tenu par les parents de celui-ci. Jean représente pour Julianna un souffle nouveau, une ouverture vers l’extérieur, lui permettant de s’émanciper de son cocon familial. Il partage avec elle une nouvelle histoire de vie. Ils se marient et de leur union naît Françoise, qui deviendra au fil des années un pilier essentiel, sur lequel Madame Gaujarengues s’appuiera pour traverser les moments les plus difficiles.
Couturière très douée, Julianna aime confectionner des vêtements pour sa famille et ses amis, dès qu’elle trouve un moment de libre. Cependant, sa vie professionnelle prend une autre tournure, son mari et elle travailleront pendant trente ans dans un cinéma en Aveyron. Elle y tient la caisse avec rigueur et sourire, tandis que son mari s’occupe des achats et des projections. Une activité prenante, mais riche de rencontres et de souvenirs comme avec Messieurs François Mitterrand et Jacques Chirac.
En 1989, au décès de son mari, Madame Gaujarengues met fin à son activité professionnelle. Elle est alors entourée de sa famille.
Elle a 5 petits enfants et à la joie d’être arrière-grand-mère une fois.
Attachée à ses proches, elle voyage à plusieurs reprises aux États-Unis pour rendre visite à son frère Edouard. Si elle n’aurait pas souhaité y vivre, elle en garde néanmoins de précieux souvenirs, notamment la découverte de monuments emblématiques comme la tombe de Kennedy ou encore la Maison-Blanche, qu’elle qualifiera avec humour de « plutôt banale ».
Dans les plaisirs simples du quotidien, Madame Gaujarengues apprécie particulièrement aller au restaurant, où elle aime déguster de la viande, ainsi que la lecture de romans, qui l’accompagne fidèlement dans ses moments de calme.
Très proche de sa fille Françoise, elle l’a suivi au fil de ses mutations professionnelles, un parcours de vie partagé qui l’a naturellement conduite à Arcachon, où elle réside aujourd’hui parmi nous.
Ce que l’on retient avant tout de Madame Gaujarengues, c’est sa discrétion, sa gentillesse constante, son altruisme profond et sa capacité à toujours penser aux autres avant elle-même. Introvertie mais profondément empathique, elle a toujours cherché à aider du mieux qu’elle le pouvait, avec une grande humanité.
Si elle avait un conseil à transmettre aux plus jeunes, ce serait celui-ci :
" Soyez gentils et travaillez sérieusement dans votre vie. Plus vous travaillerez maintenant, moins vous aurez à travailler plus tard "

Nos résidents ont participé à un atelier de création où chacun a pu réaliser son propre masque de carnaval. Plumes, paillettes, rubans et couleurs éclatantes étaient au rendez-vous pour laisser libre cours à l’imagination.
Un moment de concentration, de partage et surtout de fierté devant des créations uniques et personnalisées !
Pour prolonger la fête, place à l’ambiance musicale ! Des airs festifs ont résonné dans la salle, invitant ceux qui le souhaitaient à chanter, taper dans les mains ou même esquisser quelques pas de danse.
Rires, souvenirs et énergie collective ont transformé l’après-midi en véritable célébration.
Au-delà de l’aspect créatif et festif, cette animation a permis de renforcer les liens, de stimuler la créativité et d’offrir un temps de joie partagé.
Pendant près de deux heures, Michel fait résonner les notes de son accordéon dans l’unité protégée et la salle des fêtes. Avec un répertoire varié, allant des chansons d’autrefois aux airs populaires, il sait toucher chaque résident.
Sa présence ne se limite pas à jouer : il échange, sourit, encourage à chanter. Certains tapent des mains, d’autres fredonnent, et parfois même, quelques pas de danse apparaissent timidement… puis avec plus d’assurance.
Ces moments musicaux ne sont pas anodins. Ils ont de réels effets bénéfiques sur les résidents :
La musique agit comme un véritable pont entre le passé et le présent.
Pour beaucoup, la venue de Michel est devenue un rendez-vous incontournable. Sa générosité est remarquable : offrir deux heures de son temps, avec autant d’énergie et de bienveillance, témoigne d’un engagement sincère.
Les équipes de l’EHPAD constatent à chaque passage l’impact positif durable de ces instants. Les discussions continuent après son départ, les souvenirs restent, et les cœurs sont plus légers.
Michel nous rappelle une chose essentielle : la musique n’a pas d’âge. Elle rassemble, apaise et redonne vie aux émotions.
Dans un lieu où chaque sourire compte, son accordéon devient un véritable instrument de bonheur.