

EN FÉVRIER QUE S’EST-IL PASSÉ ?

Pour marquer cette belle journée, les tables ont été décorées avec de jolis centres de table composés de fleurs fraîches, apportant couleurs et douceur dans notre établissement. Ces compositions florales ont été réalisées avec des fleurs choisies chez Jardiland, afin d’offrir une touche printanière et chaleureuse.
Ces fleurs symbolisent toute l’affection et la reconnaissance que nous portons à nos grands-mères, dont la présence, la bienveillance et
Nous la remercions chaleureusement pourson engagement bénévole et sa générosité, et nous lui souhaitons la bienvenue parmi nous
Grâce à sa présence, les résidents pourront profiter de moments musicaux conviviaux, remplis de souvenirs, d’émotions et de bonne humeur. La musique a un pouvoir unique : elle rassemble, stimule la mémoire et apporte du bien-être au quotidien.
Nathalie proposera destemps de chant et de partage musical, où chacun pourra écouter, fredonner ou chanter les chansons qu’il aime. Ces moments seront l’occasion de créer du lien, de raviver des souvenirs et de vivre ensemble de beaux instants.
Nous la remercions chaleureusement pour son engagement bénévole et sa générosité, et nous lui souhaitons la bienvenue parmi nous.
Accueillis dans l’environnement chaleureux et coloré de la crèche, les résidents ont découvert le quotidien des enfants. Ce changement de cadre a favorisé une ambiance détendue et propice aux échanges. Très vite, les enfants, curieux et spontanés, sont allés à la rencontre des aînés, créant des liens naturels et sincères.
Au cœur de cette animation, un atelier peinture a rassemblé petits et grands. Ensemble, ils ont manipulé pinceaux, couleurs pour laisser libre cours à leur imagination.
Ils ont peint côte à côte, mêlant gestes délicats et élans créatifs. Les enfants ont apporté leur spontanéité tandis que les résidents ont partagé leur patience et leur expérience, créant ainsi une véritable dynamique de coopération.
Cette rencontre a été riche en émotions pour chacun. Les enfants ont pu développer leur créativité, leur curiosité et leur capacité à entrer en relation avec d’autres générations. De leur côté, les résidents ont retrouvé le plaisir de créer et de partager un moment vivant et stimulant. Cette immersion dans un lieu dédié à la petite enfance a apporté joie, dynamisme et souvenirs précieux.
Cette initiative, pleinement en accord avec les valeurs de la Semaine de la Petite Enfance 2026, souligne l’importance de créer des passerelles entre les âges. Elle montre combien ces moments de rencontre sont porteurs de sens et bénéfiques pour tous.
Au vu de l’enthousiasme partagé, cette animation intergénérationnelle pourrait être renouvelée, afin de continuer à faire vivre ces instants uniques de transmission et de convivialité à Arcachon.


L’APA permet de maintenir la mobilité, renforcer les muscles, travailler l’équilibre et prévenir les chutes. Mais ses bénéfices ne s’arrêtent pas là. Ces moments d’activité favorisent également la stimulation cognitive, la confiance en soi et le lien social entre les résidents. Encadrées par des professionnels formés, ces séances se déroulent dans une ambiance conviviale, où chacun peut participer à son rythme.
Dans cette dynamique de promotion de l’activité physique, notre établissement a récemment eu l’opportunité de tester un nouveau mur interactif, généreusement sponsorisé par Decathlon. Cet outil innovant transforme l’exercice en véritable expérience ludique et immersive.
Lors de cet essai, les résidents ont pu découvrir différents jeux et activités projetés sur le mur. À l’aide de mouvements simples – toucher, viser ou suivre des cibles lumineuses – ils ont travaillé coordination, réactivité et mobilité, tout en s’amusant
Les retours ont été très positifs :
Cette innovation montre qu’il est possible d’allier activité physique, stimulation cognitive et plaisir, même en EHPAD. Elle ouvre de nouvelles perspectives pour proposer des séances toujours plus motivantes et adaptées aux capacités de chacun.
Nous remercions chaleureusement Decathlon pour leur soutien dans cette initiative, qui contribue à enrichir les activités proposées aux résidents et à promouvoir un vieillissement actif et dynamique.
ICI AVEC INÈS DONNET 24 ANS, ENSEIGNANTE EN ACTIVITÉ PHYSIQUE ADAPTÉE DANS NOTRE ÉTABLISSEMEN
Exemple d’un jeu Angry birds où les résidents doivent faire tomber de petits cochons verts en les touchant à l’aide de frites en mousse ou de ballons.
Les frites et les ballons sollicitent les articulations, ici on travaille aussi l’équilibre en restant debout, la mobilité et la réactivité tout en s’amusant !
BOOZ ENDORMI de VICTOR HUGO
Extrait de « La légende des siècles »
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Booz s'était couché de fatigue accablé;
Il avait tout le jour travaillé dans son aire ;
Puis avait fait son lit à sa place ordinaire ;
Booz dormait auprès des boisseaux pleins de blé.
Ce vieillard possédait des champs de blés et d’orge ;
Il était, quoique riche, à la justice enclin ;
Il n'avait pas de fange en l'eau de son moulin ;
Il n'avait pas d'enfer dans le feu de sa forge.
Sa barbe était d'argent comme un ruisseau d'avril.
Sa gerbe n'était point avare ni haineuse ;
Quand il voyait passer quelque pauvre glaneuse :
- Laissez tomber exprès des épis, disait-il.
Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,
Vêtu de probité candide et de lin blanc ;
Et, toujours du côté des pauvres ruisselant
Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques.
Booz était bon maître et fidèle parent ;
Il était généreux, quoiqu'il fût économe ;
Les femmes regardaient Booz plus qu'un jeune homme,
Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand.
Le vieillard, qui revient vers la source première,
Entre aux jours éternels et sort des jours changeants ;
Et l'on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,
Mais dans l'œil du vieillard on voit de la lumière.
Donc, Booz dans la nuit dormait parmi les siens ;
Près des meules, qu'on eût prises pour des décombres,
Les moissonneurs couchés faisaient des groupes sombres ;
Et ceci se passait dans des temps très anciens.
Les tribus d'Israël avaient pour chef un juge ;
La terre, où l'homme errait sous la tente, inquiet
Des empreintes de pieds de géants qu'il voyait,
Était mouillée encore et molle du déluge.
Comme dormait Jacob, comme dormait Judith,
Booz, les yeux fermés, gisait sous la feuillée ; Or, la porte du ciel s'étant entre-bâillée
Au-dessus de sa tête, un songe en descendit.
Et ce songe était tel, que Booz vit un chêne
Qui, sorti de son ventre, allait jusqu'au ciel bleu ;
Une race y montait comme une longue chaîne ;
Un roi chantait en bas, en haut mourait un dieu.
Et Booz murmurait avec la voix de l'âme :
" Comment se pourrait-il que de moi ceci vînt ?
Le chiffre de mes ans a passé quatre-vingt,
Et je n'ai pas de fils, et je n'ai plus de femme.
" Voilà longtemps que celle avec qui j'ai dormi,
O Seigneur ! a quitté ma couche pour la vôtre ;
Et nous sommes encor tout mêlés l'un à l'autre,
Elle à demi vivante et moi mort à demi.
" Une race naîtrait de moi ! Comment le croire ?
Quand on est jeune, on a des matins triomphants ;
Le jour sort de la nuit comme d'une victoire ;
Mais vieux, on tremble ainsi qu'à l'hiver le bouleau ;
Je suis veuf, je suis seul, et sur moi le soir tombe,
Et je courbe, ô mon Dieu ! mon âme vers la tombe,
Comme un bœuf ayant soif penche son front vers l'eau. "
Ainsi parlait Booz dans le rêve et l'extase,
Tournant vers Dieu ses yeux par le sommeil noyés ;
Le cèdre ne sent pas une rose à sa base,
Et lui ne sentait pas une femme à ses pieds.
Pendant qu'il sommeillait, Ruth, une moabite,
S'était couchée aux pieds de Booz, le sein nu,
Espérant on ne sait quel rayon inconnu,
Quand viendrait du réveil la lumière subite
Booz ne savait point qu'une femme était là,
Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d'elle.
Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèle ;
Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.
L'ombre était nuptiale, auguste et solennelle ;
Les anges y volaient sans doute obscurément,
Car on voyait passer dans la nuit, par moment,
Quelque chose de bleu qui paraissait une aile.
La respiration de Booz qui dormait
Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse.
On était dans le mois où la nature est douce,
Les collines ayant des lys sur leur sommet.
Ruth songeait et Booz dormait ; l'herbe était noire ;
Les grelots des troupeaux palpitaient vaguement ;
Une immense bonté tombait du firmament ;
C'était l'heure tranquille où les lions vont boire.
Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth ;
Les astres émaillaient le ciel profond et sombre ;
Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l'ombre
Brillait à l'occident, et Ruth se demandait,
Immobile, ouvrant l'œil à moitié sous ses voiles,
Quel dieu, quel moissonneur de l'éternel été,
Avait, en s'en allant, négligemment jeté
Cette faucille d'or dans le champ des étoiles.