

EN MARS QUE S’EST-IL PASSÉ ?

Dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), le quotidien peut parfois sembler répétitif et déconnecté du rythme du monde extérieur. Pourtant, maintenir des repères temporels est fondamental pour le bien-être des résidents. Les fêtes calendaires, telles que Pâques, jouent à ce titre un rôle essentiel. À l’EHPAD Saint-Dominique, ces moments ne sont pas de simples célébrations : ils constituent de véritables outils d’accompagnement et de stimulation.
Avec l’avancée en âge et l’apparition de troubles cognitifs comme la maladie d’Alzheimer, la perception du temps devient plus floue. Les fêtes calendaires permettent de structurer l’année et d’ancrer les résidents dans une temporalité connue. Pâques, par exemple, revient chaque printemps avec ses symboles familiers : les œufs, les cloches, les chocolats, les décorations colorées.
Ces éléments récurrents aident les résidents à se situer dans l’année, à reconnaître une période, et parfois même à raviver des souvenirs personnels liés à ces moments festifs.
Les fêtes comme Pâques mobilisent plusieurs dimensions essentielles : la mémoire, les sens et les émotions. À Saint-Dominique, les activités proposées autour de cette fête (ateliers créatifs, décoration, dégustations) stimulent les capacités cognitives des résidents tout en favorisant leur participation.
Les souvenirs d’enfance ou de vie familiale remontent souvent à la surface : préparer des œufs décorés, partager un repas festif, évoquer des traditions passées… Ces échanges nourrissent le lien social et renforcent le sentiment d’identit
Les fêtes calendaires sont aussi des temps forts de rassemblement. Elles permettent de rompre l’isolement en favorisant les interactions entre résidents, avec les professionnels, mais aussi avec les familles lorsqu’elles sont invitées à participer.
À l’occasion de Pâques, l’EHPAD Saint-Dominique peut se transformer en un lieu animé, chaleureux, où chacun trouve sa place. Ces instants de convivialité contribuent à améliorer l’humeur, à réduire l’anxiété et à renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté.
Célébrer les fêtes calendaires, c’est aussi maintenir un lien avec la société extérieure. Les résidents restent connectés aux traditions culturelles et religieuses qui rythment la vie collective. Cela leur permet de ne pas se sentir « en dehors » du monde, mais bien toujours intégrés à celui-ci.
Pâques, qu’elle soit vécue sous un angle religieux ou simplement festif, fait partie de ces repères universels qui traversent les générations.


Intégrer les fêtes calendaires dans le projet d’animation d’un EHPAD n’est pas anodin : c’est une démarche profondément humaine et thérapeutique. Ces moments sont pensés pour répondre aux besoins des résidents, en respectant leurs capacités, leurs envies et leur histoire.
En conclusion, célébrer Pâques en EHPAD ne se limite pas à organiser une activité ponctuelle. C’est offrir aux résidents un ancrage dans le temps, une source de plaisir, et une opportunité de rester connectés à leur histoire et au monde qui les entoure. Ces instants, simples en apparence, ont en réalité un impact profond sur leur qualité de vie.
Six acteurs en costumes d’époque ont fait revivre la cour impériale à travers une mise en scène vivante et accessible, centrée sur l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie, la princesse Pauline Bonaparte, l’artiste peintre Rosa Bonheur ou encore le Comte et la Comtesse de Malet Roquefor
Les comédiens ont présenté les grands moments du règne, ainsi que des anecdotes historiques comme la création de la ville d’Arcachon, permettant aux résidents de mieux comprendre cette période tout en se laissant porter par la magie des costumes et du jeu théâtral.
Particularité essentielle de l’association ANGEL : les textes sont entièrement écrits par les acteurs, à partir de recherches historiques approfondies. Ce travail garantit des interventions à la fois fidèles à l’Histoire, pédagogiques et adaptées au public, tout en restant vivantes et accessibles.
Si l’animation du jour était consacrée au Second Empire, l’association ANGEL dispose d’un répertoire très varié, couvrant de nombreuses époques :
Cette animation sur Napoléon III et Eugénie a été conçue comme un moment d’échange et de convivialité. Les résidents ont été invités à participer, poser des questions et interagir avec les personnages, favorisant ainsi la stimulation de la mémoire, la curiosité et le plaisir du partage.
Grâce à l’engagement et au sérieux de l’association ANGEL, cette immersion dans le Second Empire a offert aux résidents un véritable voyage dans le temps, alliant culture, spectacle et participation active.
Les résidentes de l’EHPAD et d’Hémérac ont accueilli avec enthousiasme les élèves de CP de l’École Saint Thomas d'Arcachon pour un moment aussi ludique que complice.
Au programme : le célèbre jeu Angry Birds revisité sur le mur interactif ! Par équipes de choc (2 résidentes + 4 enfants), chacun a tenté de faire tomber les fameux cochons verts… à coups de frites en mousse ou à la force des mains !
Résultat ? Des éclats de rire, des encouragements à n’en plus finir et une belle dose d’énergie partagée !
Ici avec Inès, responsable de l’activité physique adaptée qui a accompagné les enfants avec Justine animatrice de l’EHPAD avec grand plaisir !
Pendant que certains visaient les cochons avec précision (ou pas), les autres enfants n’étaient pas en reste : Shifumi ou 1, 2, 3 soleil… de quoi patienter dans la bonne humeur tout en créant de jolis échanges.
Et parce qu’après l’effort vient le réconfort, tout ce petit monde s’est retrouvé autour d’un goûter convivial, avec de délicieux cookies à partager… et à savourer ensemble !
Un après-midi plein de vie, de rires et de complicité, qui illustre à merveille la richesse des liens entre générations. Vivement la prochaine rencontre !
BÉATRICE LA POÉTESSE DE SAINT-DOMINIQUE
Béatrice RICHARD épouse de Christian DUCROS est née le 12 décembre 1945 à Valenciennes.Elle y a été élevée avec ses 6 frères et sœurs. Elle est la cadette de la fratrie.
Elle a travaillé depuis l’âge de 17 ans et demi dans l’éducation privée comme professeur d’enseignement ménager, principalement au Lycée Notre-Dame de l’Assomption à Bavay.
A 50 ans, elle a repris des études et a passé son bac puis un BTS d’économie familiale.
C’est à la suite d’une immobilisation, une fracture due à une chute que Béatrice Ducros s’est mise à écrire des poèmes. C’est donc un passe-temps né en 1996 par accident !
Elle intitule son premier poème « fracture » et à l’époque explique : « il était assez humoristique car inspiré par mes radiographies ».
Elle a connaissance de concours et gagne le premier prix en 1997 avec son poème « les cinq sens » au concours de poésie organisé par le Club Richelieu Valenciennes Hainaut sur le thème de la nostalgie.
Elle devient membre la même année de la société des Poètes et Artistes de France.
Elle écrira des poèmes pendant 10 ans et participera à des concours régionaux, nationaux et même un international : celui des Arts et Lettres de France. Ses poèmes seront couronnés par de nombreux prix. En plus de la poésie, Béatrice Ducros s’est aussi passionnée pour la peinture figurative et portraitiste.
Aujourd’hui « réfugiée » à Saint-Dominique depuis le 2 décembre 2019 lors du cataclysme de Saint-Joseph et, bien que satisfaite de l’accueil qu’elle y a reçu, elle évoque avec nostalgie cet extraordinaire emplacement en façade du bassin, une grande source d’inspiration pour elle.
Marie-Pierre Mathieu.